La Nuit des Chimères 2020

Caroline Devred revient pour une contribution relatant son expérience de la Nuit des Chimères

Le 21 juillet 2020, une fois de plus, nous avions, toi, Le Mans, et moi, rendez-vous. Je trompais ma ville et toutes les villes pour te retrouver. Car, il paraît qu’en été, à la tombée de la nuit, les chimères, mi-homme mi-animal, sèment des étincelles dans ton ciel étoilé et font ainsi germer des merveilles sur tes murailles.

Si la Cité Plantagenêt dans le noir tombé ainsi de la nuit m’a laissée de marbre, la cathédrale, elle, m’a conquise. Un regard, telle une flèche de Cupidon en plein cœur et j’y étais à jamais liée. Le porche principal, et ses deux petites tourelles (dont Internet n’a pas voulu me délivrer le nom) étaient habillés d’un rouge coron. Ce rouge que l’on ne trouve que sur les maisons du nord. Et sur ce rouge sombre des mines se jouait tel un guignol le bal de quelques anges. Ce théâtre simple où s’ébattaient des anges tels des marionnettes était ravissant. J’eusse aimé que la musique y résonne plus fort. Mais je conçois parfaitement que l’été aussi, le quartier de la cathédrale Saint-Julien ait besoin de faire ses nuits.

Sur le côté, au niveau du portail Saint-Michel s’illuminaient tour à tour tous les mariages de couleurs qu’il avait pu avoir au temps jadis pris. Car oui, ces cathédrales que nous imaginons d’un blanc pur étaient initialement parées de mille couleurs, afin d’être (je cite un guide de la cathédrale d’Amiens) une BD racontant le christianisme que tout un chacun pourrait comprendre. Ainsi, loin d’être un simple piège à touristes, ces mises en lumière estivales rendent en fait à nos cathédrales leur lustre d’antan. Si, à Amiens, les couleurs originelles sont respectées pour le bas de l’édifice, j’ai adoré que les chimères engendrent ici mille et une possibilités. Tour à tour dans des tons bruns, verts ou rouges, il y en avait pour tous les goûts. Et j’aurais pu rester l’appareil photo à la main me soûler de couleur indéfiniment.

Mais, le chevet, la pièce principale m’appelait. Une demi-heure de synesthésie magique. Je ne saurais dire l’histoire que cela racontait. Je sais juste que nous sommes partis des flammes de l’enfer pour arriver à l’époque moderne en traversant toutes les histoires, toutes les folies et que c’était merveilleux. J’aurais bien revécu ces 30 minutes ne serait-ce qu’une seconde fois. Mais, il se disait aussi que les chimères avaient déposé une rose à cueillir sur les remparts de la Cité Plantagenêt. Et telle une abeille je voulais butiner tous les miels. Ceci fait c’est mon chevet au près duquel je suis allée me reposer. Mais de toi à moi, Le Mans, c’est auprès de celui de ta cathédrale que j’aurais aimé retourner.

Toutes les photos de cette chronique sont la propriété de Caroline Devred

Retrouvez toutes les infos au sujet de la Nuit des Chimères sur le site de l’Office de Tourisme du Mans ainsi que sur le site de la Ville du Mans.

Vous souhaitez vous aussi partager vos photographies de la Nuit des Chimères ou raconter votre expérience de la Sarthe ? Envoyez-nous un mail à sarthedecouverte@gmail.com

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